- Intrigue - Le personnage voyage et commence à entrer dans une rêverie sûrement du à l'ennui auquel fait face Frédéric “grand soupir”, “Enfin”. Ce dernier qui témoigne peut-être d'un soulagement. Ensuite, il est soudainement réveillé par la découverte d'une personne d'une “quarantaine d'années” “robuste”, Mr. Arnoux.
Personnage de Fredéric - Frédéric est un jeune diplômé, romantique “à longs cheveux “, on y voit la description de Flaubert dans son temps romantique. Il n'est pas Parisien “ dont il ne savait pas les noms” - Frédéric est situé à l'arrière, “près du gouvernail” montrant un personnage n'allant pas de l'avant, un jeune homme ne prenant pas d'initiative d'ailleurs c'est sa mère qui choisit pour lui “sa mère [...] l'avait envoyé”. Cet homme est un velléitaire, “immobile” résumant le caractère du personnage tout au long de l'oeuvre. – Le réalisme de l'incipit Descriptions et points de vues - Le narrateur est omniscient, ils sait tout, il voit tout. - Au début , le narrateur nous livre une vision fragmentaire et décousue de la scène, les description change rapidement, c'est des description par touche comme des sortes de flash, marqués par l'énumération “Des gens arrivaient hors d'haleine ; des barriques, des câbles, des corbeilles de linge” mais aussi par les verbes présents “gênaient”, “heurtait” et par la ponctuation. De plus, il y alternance entre personnages secondaires définis et indéfinis “Des gens” ensuite “matelots”
- La “nuée” et la “fumée” rendent une vision flou au lecteur, accentué par l'allitération en “_ch” rappelant le bruit du bateau à vapeur. - Flaubert nous peint le paysage précisément, surement car il s'inspire de la ville où il a vécu, Croisset. Voir paragraphe 7 et 8 - Le point de vue de Frédéric apparaît de temps à autre mais surtout au dernier paragraphe “il vit”, d'ailleurs Flaubert ose et utilise la 3ème personne du singulier à l'impersonnel juste après le “on” impersonnel, “Il se versait” nous laissant ainsi perplexe quant au point de vue adopté. - Vison et représentation du monde - Flaubert se moque, tourne en dérision les romantiques. - Il emploie l'ironie pour se moquer de la bourgeoisie “faire son droit” en italique et lorsque il évoque le confort bourgeois à travers le regard de Frédéric, ce regard est distant. (au 8è paragraphe)
Cet incipit est une scène d'exposition, décrivant le cadre, le contexte ainsi que le caractère et le physique du héros. Cet incipit est quelque peu réaliste (beaucoup de description), tournant en dérision le personnage romantique et la bourgeoisie de l'époque.