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La remontée des cendres, Tahar Ben Jelloun

La remontee des cendres

LA REMONTEE DES CENDRES

TAHAR BEN JALLOUN

Il est né est a grandi au Maroc. Tahar Ben Jalloun a fait des études en Philosophie. Il est arrivé en France en 1971 et a commencé à écrire pour le quotidien Le Monde. Il est l’auteur de plusieurs romans célèbres comme « L’enfant du sable » et « La nuit sacrée ».

« La remontée des cendres » a été écrit pour rendre hommage à tous les morts civils et militaires lors de la guerre du Golfe. Il trouve que la poésie va préserver tous ces morts de l’oubli. Elle va dénoncer aussi tous les massacres de cette guerre.

L’ouvrage est composé de deux livres : « la remontée des cendres » et « Non identifiés »

Les cendres renvoient aux corps calcinés par l’explosion des bombes. Elles renvoient aussi à la nature qui n’a pas été épargnée.

L’ouvrage est écrit en versets, ce qui rappelle la forme que l’on trouve dans la bible ou le Coran. On y trouve beaucoup d’anaphores, des énumérations et de nombreux rythmes binaires et ternaires qui renforcent la dénonciation virulente du poète.

L’originalité de ce recueil c’est que Tahar Ben Jalloun fait parler les morts et leur accordent la parole afin de se présenter eux-mêmes et de parler de leurs souffrances , ce qui rend encore plus pathétique leur destin tragique.

Le livre s’achève sur une note d’espoir «  l’homme se relève » , « il a fait toutes les guerres ». Sa vie est un long chemin et la quête du bonheur l’anime. Cet optimisme est relevé à travers un registre épique qui va transformer les victimes en héros « ils voient loin, au-delà des murs et des montagnes, au-delà de tous les silences ».

Le deuxième livre est celui des « Non identifiés » : ce sont les palestiniens des territoires occupés, victimes de l’oppression.

Ce deuxième livre est aussi original car beaucoup de poèmes portent le nom des victimes qui ont disparu sans laisser de traces. Ces poèmes sont construits comme des notices biographiques : ils débutent par une date, celle de la mort ou de la disparition de la personne éponyme. Ensuite la personne est décrite à travers des traits de sa vie quotidienne :  « il avait une femme qui aimait rire, trois enfants et un âne », « elle travaillait la laine et chantait pour ne pas oublier »….

Les personnes ainsi dépeintes appartiennent à l’humanité ordinaire. Il s’agit de petites gens, souvent inoffensives et généreuses. A travers leur existence simple, leur mort devient gratuite, atroce et absurde car ce sont de simples civils qui croient en des idéaux humanistes.