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L'homme peut-il se sauver lui-même?

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L’HOMME PEUT IL SE SAUVER LUI-MEME?

- Dissertation -




L'homme peut-il se sauver lui-même ?

Introduction

L’homme est-il enfermé dans le péché originel ou peut-il se sauver lui-même ? L'homme a t'-il le libre arbitre à partir duquel il serait en mesure de faire les bons choix ? Dans le but d’y répondre, nous verrons dans un premier temps que l’homme peut choisir selon son libre arbitre entre le bien et le mal et espérer ainsi le salut à condition d’adhérer aux bonnes valeurs et de faire les bons choix. En second lieu, nous analyserons le contraire de la thèse, nous nous demanderons si depuis le péché originel l’homme peut se sauver lui-même ou si son salut dépend exclusivement de la volonté divine. L’homme peut-il être entièrement dépouillé de son libre arbitre? Est-il tributaire d’une loi supérieure, la loi de Dieu? Dans ce cas, nous verrons qu’il ne peut accéder à son propre salut si ce n’est par la miséricorde divine. Nous tenterons de donner des éléments de réponse relativement aux deux thèses antagonistes et de proposer une conclusion à notre étude.
 

Thèse

Argument 1

Par l'aide surnaturelle appelée la grâce, c'est-àdire, la bienveillance de toute éternité et accordée par Dieu, l'homme pourrait se sauver lui-même.

La grâce divine selon les jésuites est accordée à tous les hommes. Ceux-ci sont libres de choisir entre le bien et le mal, ils sont donc capables en fonction de leur choix de valeurs et d’actions de se sauver ou de se perdre. Cela suppose que l'humanité ne soit pas corrompue par le péché originel.
 

Argument 2

La survivance de l'âme dans le christianisme peut par la foi et le rachat des fautes échapper à la damnation pour la bienveillance divine. Dieu nous sauve. Ainsi seuls les hommes méritants sont sauvés par leurs bons choix. Libres de choisir entre le bien et le mal, ils doivent ordonner leurs actes en faisant les bons choix, ceux capables de les sauver.

Le salut de l'homme ne dépendrait donc que de lui-même, son libre arbitre est par définition salvateur et absolu.

Mais tous les hommes en sont-ils capables? Les contradictions inhérentes à la nature humaine le plus souvent tiraillée entre le bien et le mal enferment tous les êtres vivants dans les doutes les plus insupportables et les tentations les plus grandes. Il faudrait pour accorder la possibilité à l'homme de sauver lui-même, admettre de manière très optimiste que la condition humaine n'est pas corrompue par le péché originel et donc à la hauteur des exigences du principe salvateur. Si tous les hommes étaient bons, tous seraient sauvés par la grâce. Le péché originel dans la religion judéo-chrétienne enferme l'homme dans la faute et chaque faute commise sa vie durant est la réédition du péché premier. Par conséquent, chacun de ses actes doit faire l'objet du choix le plus naturellement tourné vers le bien et la sélection des meilleures valeurs pour ne pas de nouveau se trouver en faute.

Argument 3

Mais l'homme est corrompu. Certes mais l'homme est aussi capable du bon choix, tourné vers l'autre, attentif, dans la compassion et les valeurs morales les plus nobles, la solidarité, autant d'actes inscrits dans un libre arbitre à l'image d'une confiance en l'homme capable du meilleur dans l'humanisme. Un homme porteur des bonnes valeurs dans le respect de l'autre au sens religieux du terme serait aussi porteur d'une humanité capable d'être sauvée.

Antithèse

Mais l'homme est enfermé dans le péché originel ainsi, son salut ne dépend pas que de lui mais esentiellement de la volonté divine. En fait il ne peut faire appel qu'à la volonté divine pour se sauver de lui-même car du fait du péché originel, l'homme est coupable, il a commis une faute et cette dernière est déterminante quant à ses choix à venir. L'homme né coupable et ne peut rien faire de lui-même pour être sauvé.

Arguments :


Argument 1

Ainsi, selon le philosophe Pascal qui prend la défense de la doctrine janséniste de la grâce, celle-ci n'est pas accordée à tous les hommes, seuls quelques uns seront sauvés par la volonté divine, ceux qui seront choisis à l'avance en vertu de la prédestination.

Argument 2

Ce principe enferme l'homme dans sa condition humaine condamnée à la perdition. Il est dans ce cas de figure, à moins d'être un élu, impossible d'être sauvé. D'où les désaccords entre les Jansénistes et les Jésuites. La question à se poser est alors la suivante : Quelles sont les règles, sur quelles bases une action doit-elle être jugée bonne ou mauvaise de manière à effacer certains péchés ?

Argument 3

Si l'on se réfère aux Jansénistes, seuls les hommes capables d'une foi authentique peuvent prétendre s'élever au principe salvateur divin. Ils doivent pour cela incarner des valeurs religieuses manifestes et de réélles vertus morales avec l'humilité et le respect que cela suppose. Leur vie durant, ces derniers devront se soumettre à Dieu pour échapper aux tentations diverses, s'élever de la vanité et autres faiblesses inhérentes à la condition humaine. Le risque d'impiété étant grand, seul l'homme capable de constance dans son adhésion à la volonté de Dieu pourra être sauvé.

Conclusion

Nous voyons ainsi que pour défendre l’idée selon laquelle l’homme peut se sauver lui-même, il nous faut poser un libre arbitre absolu pour être salvateur, dans le cas contraire, l’homme dépend entièrement de la grâce divine. Dans le premier cas de figure, il nous faut cependant reconnaître que pour défendre la thèse, l’homme ne doit pas être corrompu par le péché originel.

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 18/01/2018