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Séries ES, S, correction du commentaire bac de français 2015

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Commentaire, bac français 2015 : Séries S et ES

 

SESSION 2015

FRANÇAIS

EPREUVE ANTICIPEE

SERIES ES-S

Durée de l’épreuve : 4 heures

Coefficient : 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bacs s et es 2015 sujets de francais (338.39 Ko)

Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIème siècle à nos jours.

Le sujet comprend :

Texte A : Jean Racine (1639-1699), Phèdre, Acte V, scène 6, vers 1527-1561(1677)

Texte B : Eugène Ionesco (1909-1994), Le Roi se meurt, fin de la pièce (1962)

Texte C : Laurent Gaudé (né en 1972), Le Tigre bleu de l’Euphrate, Acte X (2002)

ÉCRITURE

I- Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) :

Les auteurs du corpus ont choisi d’évoquer la mort sur scène. Vous comparerez les choix adoptés dans les trois extraits.

II- Vous traiterez ensuite, au choix, l’un des trois sujets suivants (16 points) :

Commentaire :

Vous commenterez l’extrait de Laurent Gaudé (Texte C).

Dissertation :

En vous fondant sur des exemples puisés dans le corpus et dans votre expérience de spectateur, vous vous demanderez dans quelle mesure la mise en scène renforce l’émotion que suscite le texte théâtral.

Invention :

Imaginez la lettre qu’aurait pu adresser Ionesco à un metteur en scène de sa pièce à propos du dénouement.

Dans cette lettre, il explique comment, selon lui, l’actrice doit jouer le rôle de Marguerite et précise les éléments de mise en scène qui accompagnent la mort du roi.

Rédigez cette lettre en vous fondant sur vos expériences personnelles de spectateur et vos lectures

 

Corrigé du commentaire

 

Commentaire composé.

 

I - Un monologue annonciateur de la mort : Alexandre de Grand annonce sa mort à venir

- Un constat : une mort proche "je vais mourir. Une mort acceptée comme un bilan. v.25 « Je serai bientôt l'une de ces millions d'ombres » = ce futur a une valeur de futur prophétique. Pas de révolte. La mort est attendue sans réticence, résistance. Evocation de la mort : jeu d'ombre et de lumière + le feu : « Dans ce feu qui me ronge », « Ces millions d'ombres », « dans tes souterrains sans lumière »

- Une fatalité acceptée : Il est seul face à la mort : « nu comme au sortir de ma mère » : acceptation totale comme le dernier évènement de la vie = une fin de cycle. La boucle est fermée. La mort arrive fatalement et nous ramène au début de la vie.

- Un bilan d'existence : « mourir seul », « sans ami » « souvenir de conquête » « j’ai failli », « pas osé » = amertume + souvenirs

II - Un monologue témoignage : de la vie à la mort

- La mort = une expérience unique et singulière vers laquelle le héros tend. Partage de cette expérience à venir : seul face à la mort. Usage de la première personne du singulier + anaphore. Expérience vécue seul mais partagée.

- Témoignage du passé : passé composé, évocation des exploits passés. Il se place en héros encore vivant ainsi que le suggère le champ lexical de l'héroisme, épique : « épée », « cheval », « ami », « bataille », « conquêtes »

- Témoignage après la mort : Il imagine que dans le séjour des morts la vie terrestre aura encore prise sur lui "mon âme, longtemps encore, sera secouée du souffle du cheval" comme si la vie perdurait encore après la mort. Sa vision de la mort est humaine.

III - Un monologue à l'image de la condition humaine

- Alexandre le Grand = image d'un héros qui renvoie à l'homme en proie à ses souvenirs au moment de mourir. Le passé est-il vain? Questionnement universel pour celui qui approche de l'instant final, la vie se perd, s'efface, les derniers souvenirs envahissent l'esprit encore lucide du personnage qui se prépare à mourir.

- Regrets, soif, désirs encore inassouvis

- Vanité des souvenirs face à la fatalité de la mort = rappel de notre humaine condition. Tragique de la fatalité, de la tragique de la mortelle condition de l'homme.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 28/08/2017

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