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Suffit-il d'avoir le choix pour être libre ?

Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?

Texte de Hannah Arendt,
Condition de l'homme moderne.


La différence décisive entre les
outils et les machines trouve peut-être sa meilleure illustration dans la
discussion apparemment sans fin sur le point de savoir si l'homme doit «
s'adapter » à la machine ou la machine s'adapter à la « nature » de l'homme. (…)
Pareille discussion ne peut être que stérile : si la condition humaine consiste
en ce que l'homme est un être conditionné pour qui toute chose, donnée ou
fabriquée, devient immédiatement condition de son existence ultérieure, l'homme
s'est « adapté » à un milieu de machines dès le moment où il les a inventées.
Elles sont certainement devenues une condition de notre existence aussi
inaliénable que les outils aux époques précédentes. L'intérêt de la discussion à
notre point de vue tient donc plutôt au fait que cette question d'adaptation
puisse même se poser. On ne s'était jamais demandé si l'homme était adapté ou
avait besoin de s'adapter aux outils dont il se servait : autant vouloir
l'adapter à ses mains. Le cas des machines est tout différent. Tandis que les
outils d'artisanat à toutes les phases du processus de l'œuvre restent les
serviteurs de la main, les machines exigent que le travailleur les serve et
qu'il adapte le rythme naturel de son corps à leur mouvement mécanique. Cela ne
veut pas dire que les hommes en tant que tels s'adaptent ou s'asservissent à
leurs machines ; mais cela signifie bien que pendant toute la durée du travail à
la machine, le processus mécanique remplace le rythme du corps humain. L'outil
le plus raffiné reste au service de la main qu'il ne peut ni guider ni
remplacer. La machine la plus primitive guide le travail corporel et
éventuellement le remplace tout à fait.

Hannah ARENDT, Condition de
l'homme moderne (1958)

 

 
 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 30/08/2017

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