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Adapter son plan à la problématique, des exemples avec Camus, l'Etranger, document de prepabac pour aider ceux qui ne sont pas encore passés

  • Steve bac S
    Steve bac S

    le 19/06/2017 à 12:49 Citer ce message

    Concernant l'adaptation du plan à la problématique de l'examinateur, il y a sur le site prépabac des exemples très précis

    Deux plans adaptés aux deux problématiques possibles de l'examinateur à l'oral EAF

    Problématique 1
    comment et en quoi, au-delà de ce monologue tragique et cathartique, Meursault se réconcilie t'-il avec le monde et avec lui même?

    Plan possible adapté à la première problématique
    •I - La réaction de Meursault
    •Transition
    •II - Conception de la vie du personnage
    •Conclusion

    Problématique n° 2

    En quoi ce monologue nous dévoile t'-il un personnage transformé et libéré?

    Plan adapté à la deuxième problématique

    I - Une libération du personnage
    - Réactions violentes physiquement et verbalement
    - Révélation de Meursault dans son conflit au prêtre
    -Rejet de Dieu
    -Confiance de Meursault et conscience

    II - Une transformation du personnage
    - Les effets cathartiques du monologue
    - Réelle prise de conscience dans son rapport à la mort
    - La mort perçue comme un destin universel
    - Lucidité et vérité
    - Meursault et l'absurde camusien

    Autre exemple :

    Le meurtre de l'arabe, Camus, l'Etranger

    Problématique :

    En quoi ce texte nous montre t'-il une progression dramatique?

    Plan possible pour la problématique proposée

    I - La progression du drame
    II - L'importance du soleil
    III - Symbolisme, destin et tragédie

    TEXTE :

    C’était le même éclatement rouge. Sur le sable, la mer haletait de toute la respiration rapide et étouffée de ses petites vagues. Je marchais lentement vers les rochers et je sentais mon front se gonfler sous le soleil. Toute cette chaleur s’appuyait sur moi et s’opposait à mon avance. Et chaque fois que je sentais son grand souffle chaud sur mon visage, je serrais les dents, je fermais les poings dans les poches de mon pantalon, je me tendais tout entier pour triompher du soleil et de cette ivresse opaque qu’il me déversait. A chaque épée de lumière jaillie du sable, d’un coquillage blanchi ou d’un débris de verre, mes mâchoires se crispaient. J’ai marché longtemps.

    Je voyais de loin la petite masse sombre du rocher entourée d’un halo aveuglant par la lumière et la poussière de mer. Je pensais à la source fraîche derrière le rocher. J’avais envie de retrouver le murmure de son eau, envie de fuir le soleil, l’effort et les pleurs de femme, envie de retrouver l’ombre et son repos. Mais quand j’ai été plus près, j’ai vu que le type de Raymond était revenu.

    Il était seuil reposait sur le dos, les mains sous la nuque, le front dans les ombres du rocher, tout le corps au soleil. Son bleu de chauffe fumait dans la chaleur. J’ai été un peu surpris. Pour moi c’était une histoire finie et j’étais venu là sans y penser.

    Dès qu’il m’a vu, il s’est soulevé un peu et a mis la main dans sa poche. Moi, naturellement, j’ai serré le révolver e Raymond dans mon veston. Alors de nouveau, il s’est laissé aller en arrière, mais sans retirer la main de sa poche. J’étais assez loin de lui, à une dizaine de mètres. Je devinais son regard par instants, entre ses paupières mi-closes. Mais le plus souvent, son image dansait devant mes yeux, dans l’air enflammé. Le bruit des vagues était encore plus paresseux, plus étale qu’à midi. C’était le même soleil, la même lumière sur le même sable qui se prolongeait ici. Il y avait déjà deux heures que la journée n’avançait plus, deux heures qu’elle avait jeté l’ancre dans un océan de métal bouillant. A l’horizon, un petit vapeur est passé et j’en ai deviné la tache noire au bord de son regard, parce que je n’avais pas cessé de regarder l’Arabe.

    J’ai pensé que je n’avais qu’un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J’ai fait quelques pas vers la source. L’Arabe n’a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l’air de rire. J’ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j’ai senti des gouttes de sueur s’amasser dans mes sourcils. C’était le même soleil que le jour où j’avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. A cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j’ai fait un mouvement en avant. Je savais que c’était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d’un pas. Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l’Arabe a tiré son couteau qu’il m’a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l’acier et c’était comme une longue lame étincelante qui m’atteignit au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes sourcils a coulé d’un coup sur les paupières et les a recouvertes d’un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales sur soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C’est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m’a semblé que le ciel s’ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s’est tendu et j’ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j’ai touché le ventre poli de la crosse et c’est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.

    Troisième exemple :

    Support :

    •L'étranger de Camus
    •Chapitre 5
    •« le jour ou Marie...le voudrait »

    Les problématiques possibles sur ce passage

    1 - En quoi ce passage met-il en valeur l'étrangeté du héros?
    2 - Cet extrait permet-il de mieux connaître le personnage de Meursault?
    3 - En quoi cette scène est-elle atypique?

    Les plans possibles sur ces problématiques

    Plan pour la première problématique

    I - Le rôle de Marie
    II - Le personnage de Meursault

    Plan pour la deuxième problématique

    I - Un portrait psychologique mais déconcertant complet de Meursault
    1 - Son indifférence aux sentiments
    2 - Des attitudes déconcertantes
    La surprise du lecteur : un héros atypique qui éveille la curiosité

    II - Une confrontation avec Marie dans l'inversion des rôles
    - La passivité de Meursaut et la prise en charge du dialogue par Marie
    - Du silence au langage
    - Le dévoilement des valeurs des deux personnages concernant le mariage
    Une scène annonciatrice de la suite du roman

    Plan possible pour la troisième problématique

    I - Une scène inversée dans les rôles
    1 - Questions réponses et silences
    2 - Le traditionnalisme de Marie
    3 - La marginalité de Meursault

    II - Un héros atypique
    1 - Pseudo valeurs héroiques
    - passivité
    Indifférence à l'amour et aux sentiments
    Meursault : un héros étrange, surprenant mais cohérente et logique
    2 - Une perception marginale du monde et des hommes
    _________________
  • Valérie ES
    Valérie ES

    le 21/06/2017 à 08:46 Citer ce message

    Un grand merci à vous. ça m'a été d'une grande aide

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