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Exposé sur Fahrenheit 451 Ray Bradbury

  • bac2017
    bac2017

    le 24/07/2016 à 17:46 Citer ce message

    Fahrenheit 451 (titre original et de la traduction française) est un roman de science-fiction dystopique de Ray Bradbury publié en 1953 aux États-Unis chez l'éditeur Ballantine Books. Il paraît en France en 1955 aux éditions Denoël dans la collection Présence du futur. Le livre a obtenu le prix Hugo du meilleur roman 1954.

    Le titre fait référence au point d'auto-inflammation, en degrés Fahrenheit, du papier. Cette température équivaut à 232,8 °C.

    La science-fiction

    Les années 1920/1950 marquent aux États-Unis le premier âge d’or de la science-fiction. Le « mouvement » allie romans et nouvelles, publiées sous formes d’épisodes dans des magazines, et films (ainsi Metropolis de Fritz Lang datant de 1927), souvent restés dans les mémoires pour leurs effets spéciaux. À l’époque les livres de science-fiction ne sont cependant qu'une littérature de gare. C’est dans les années 1950 que se révèlent des écrivains de premier plan comme (Philip K. Dick, Isaac Asimov...) ou Ray Bradbury. Celui-ci se démarque cependant par un style plus poétique et une vision souvent pessimiste de la société d’aujourd’hui et assez anti-scientifique.

    En outre Bradbury rejette le titre d'écrivain de science-fiction : « Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, fondé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. La Fantasy est une description de l'irréel. Donc Les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est de la fantasy1. »

    Le maccarthysme

    En 1952, le maccarthysme bat son plein aux États-Unis. Cette chasse aux sorcières, déclenchée par le sénateur Joseph MacCarthy, vise des personnalités du monde du spectacle et des lettres suspectées de sympathies communistes, personnalités parfois connues de Bradbury. Rien ne vient cependant étayer la thèse selon laquelle Fahrenheit 451 serait une dénonciation de cette politique, d'autant plus que l'essentiel du roman a été écrit entre 1947 et 1951. De plus Bradbury n'en a jamais fait mention dans ses nombreuses interviews.

    Analyse

    Le titre


    Le titre de l'ouvrage, Fahrenheit 451, fait référence à la température en degrés Fahrenheit à laquelle, selon Bradbury, le papier s’enflamme et se consume, soit environ 232,8 °C.

    Pour justifier le choix de cette température, Bradbury indique dans l'introduction de l'édition commémorative des 40 ans de l'ouvrage, avoir contacté plusieurs départements de chimie de diverses universités, ainsi que plusieurs professeurs de chimie, et n'avoir trouvé personne susceptible de le renseigner. Il aurait alors téléphoné au poste de pompiers le plus proche de chez lui qui lui aurait donné le chiffre de 451 comme température d'ignition des livres 451 °F2.

    La température d'auto-ignition du papier n'est cependant pas une donnée absolue, mais dépend de nombreux facteurs et varie considérablement (de plusieurs dizaines de degrés) selon la composition du papier et ses éventuels additifs qui peuvent en retarder la combustion. Les écarts sont grands et on trouve même certaines sources avançant une température d'inflammation du papier non traité d'environ 450 °C, et non de 450° Fahrenheit3.

    Cela étant, Bradbury parle de papier de livre légèrement différent du papier normal, ce qui peut en fin de compte expliquer ces écarts.

    En fait le titre de l'ouvrage évoque deux choses : les autodafés organisés par les pompiers et plus symboliquement la lecture rendue impossible par l’atrophie de tout intérêt pour la chose littéraire.

    Le genre

    Fahrenheit 451 est une dystopie. Il s'agit d'une contre-utopie, un récit qui déroule la vision pessimiste d'un futur sombre, souvent totalitaire, à l'opposé de toute amélioration ; à visée didactique, l’œuvre appartient au genre de l’apologue.

    Une allégorie possible : le maccarthysme

    L’œuvre serait une condamnation du maccarthysme. Elle présente de nombreux points communs avec la situation aux États-Unis en 1952; en effet, dans l’œuvre, les intellectuels sont éliminés sur dénonciation de leurs voisins dans le but d’assurer la sécurité nationale (une seule parole, donc pas de naissance de mouvements de contestation) et le « bonheur commun ».

    La description d’une société apocalyptique

    La société déshumanisée décrite par Fahrenheit 451 montre que de nombreuses valeurs humaines ont disparu : l’amour, puisque Montag et sa femme ne se rappellent plus leur première rencontre; l’intelligence, les gens se contentant de l’opinion officielle et les « gardiens de la vérité » eux-mêmes, comme Beatty, ne comprenant pas ce qu’ils disent, puisque d’après eux la culture et le dialogue se résument à un échange de citations; la communication, chacun faisant preuve d’un égoïsme forcené. Les gens sont redevenus des enfants, ils vivent dans l’immanence et l'indifférence et veulent uniquement agir : « Les gens ne parlent de rien. » Enfin, cette société est probablement redevenue primitive, puisqu’elle pratique le culte de la violence, au nom du bonheur.

    L’échec d’une société du bonheur. La société présentée par Fahrenheit 451 est a priori parfaite, puisque les gens qui y vivent sont heureux, comme l’explique Beatty dans son discours. Cependant, ceci n’est qu’une illusion. En effet, dès les premières pages, Montag se rend compte qu’il n’est pas heureux. Inconsciemment, Mildred sait qu’elle n’est pas heureuse, puisqu’elle tente de se suicider à l’aide de somnifères. D’ailleurs, son cas n’est pas exceptionnel : « Des cas comme ça [...] on en a tellement depuis quelques années. »

    Par ailleurs, sous couvert de proposer le bonheur aux gens, cette société machiavélique en profite pour leur vendre une foule de produits. Ainsi, Montag s’est mis dans une situation financière délicate pour pouvoir offrir à sa femme sa télévision murale. De plus le système profite aussi de leur inconscience pour leur vendre des choses bien plus importantes, comme un président ou une guerre.

    Finalement, cette bêtise élevée au rang de manière de vivre finit par se retourner contre la société elle-même. À force de niveler son niveau par le bas, elle devient incapable de faire face à sa propre déliquescence. Les infirmiers qui sauvent Mildred après sa tentative de suicide reconnaissent l'étendue de ce fléau, mais ne semblent ni le comprendre, ni s'en inquiéter. Le gouvernement ordonne la chasse aux livres, mais ne s'intéresse pas aux hommes-livres, qui en sauvent le contenu. Enfin, si les raisons de la défaite finale ne sont pas clairement expliquées, on les devine aisément : l'intelligence, indispensable à la mise en place de stratégies et à l'innovation technologique, a fait défaut aux militaires.

    Ce qui a causé l’émergence d’une telle société[modifier | modifier le code]
    Les méfaits de l’émergence d’une culture de masse. Comme le décrit le pompier Beatty, l’émergence d’une telle société n’a été rendue possible que par l’émergence d’une culture de masse, facilitée par la déliquescence du système scolaire :« Le cinéma et la radio, les magazines, les livres sont nivelés par le bas en une vaste soupe ». Les gens se sont désintéressés de la culture et ont préféré faire du sport ou regarder la télévision.
    L’absence de mobilisation des intellectuels. La situation a aussi été rendue possible par le fait que les intellectuels comme Faber ne se soient pas mobilisés : « J’ai vu où on allait, il y a longtemps de ça. Je n’ai rien dit. Je suis un de ces innocents qui auraient pu élever la voix quand personne ne voulait écouter les « coupables ». » Ce message peut être considéré comme un appel à la communauté des intellectuels pour qu’ils se mobilisent contre l'analphabétisation de la société.

    Les solutions et l’opinion de Bradbury sur le bonheur
    « L’échec de la révolution ». Selon Bradbury, fomenter une révolution pour tenter d’inverser le processus est voué à l’échec. En effet, le régime est trop puissant, d’ailleurs Montag se fait prendre. Mais, plus que dangereuse, une telle tentative est inefficace, comme le laisse entendre le titre de la partie où est décrite la révolution (Le tamis et le sable). Le message révolutionnaire (le sable) ne serait pas écouté par la population (le tamis), obnubilée par la télévision.
    « Une vision humaniste de l’homme et du monde ». Bradbury croit cependant qu’il faut garder l’espoir, car une société comme celle qu’il dépeint n’est pas viable; en effet, elle a perdu la guerre; Il faut attendre des temps meilleurs. De plus, tout peut recommencer : « C’est ce que l’homme a de merveilleux, il ne se laisse jamais gagner par le découragement ». Enfin, pour lui, le bonheur consiste à jouir des bonheurs prodigués par la nature et non de bonheurs artificiels : « Regarde le monde, il est plus extraordinaire que tous les rêves fabriqués ou achetés en usine. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451

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  • prepabac
    prepabac

    le 24/07/2016 à 19:32 Citer ce message

    Merci pour ton exposé et tes illustrations sur l'œuvre de Ray Bradbury
    Les vidéos pourront ainsi compléter l'étude de l'ouvrage ou inciter à la lecture du livre
    Prépabac
  • bac2017
    bac2017

    le 24/07/2016 à 19:34 Citer ce message

    Je partagerai d'autres ouvrages avant la rentrée
    Bonne soirée à tout le monde

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