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Cours et contrôle sur le thème des échanges. Dossier bac, séquence culture les échanges

DNBAC


 

Contrôle sur le cours : les échanges


 

1 -

Définir le concept d'échange

2 -

Définir le matérialisme

3 -

Qui a dit :


« l’homme est un animal politique »

« On ne pense pas de la même manière, selon que l’on vit dans une chaumière ou dans un palais ».

« Il n’est plus qu’une main qui actionne les machines ».

« L’esprit de commerce produit un sentiment de justice exacte ».

4 -

L'échange suppose t'-il une équivalence des biens : expliquez

5 -

Quelles sont les origines de l'échange?

6 -

Le don est-il un échange déguisé?

Expliquez et donnez un exemple

7 -

Expliquez la loi de l'offre et de la demande

8 -

La tempérance est-elle un mot clé dans la cité idéale de Platon?

9 -

Peut-on tout échanger?

Trouver trois arguments qui illustreraient la thèse de cette dissertation



 

Analyse. fiche bac sur les échanges, niveau séries technologiques

 

Échanger, c’est donner et recevoir. On peut parler d’échanges pour les choses. Par exemple des échanges de températures ou encore des échanges entre la cellule et son environnement. Mais ni les choses, ni même la plupart des êtres vivants n’échangent en sachant qu’ils le font. C’est pour cela que l’échange appartient éminemment à la culture et concerne les hommes même s’ils ne savent pas exactement ce qu’ils font. Pourquoi parle-t-on d’échanges au pluriel ?

On peut distinguer les échanges à deux points de vue, celui des « objets » échangés et celui des modalités des échanges.

Du point de vue des « objets » échangés, on peut avec les anthropologues comme Claude Lévi-Strauss (1908-2009) ou Maurice Leenhardt (1878-1954) distinguer trois grandes catégories de « choses » échangées :

1. Les biens, matériels ou immatériels, les services, les honneurs, etc. Chez le commerçant ou chez le prestataire de service nous acquérons des « objets ». Le précepteur vend un bien immatériel, connaissance ou compétence. La légion d’honneur vient récompenser une série d’actions méritoires.

2. Les mots. Non seulement on ne peut parler que parce qu’on a reçu une langue, mais sauf dans le soliloque (c’est-à-dire lorsqu’on se parle à soi-même silencieusement), parler, c’est échanger avec d’autres.

3. Les femmes. Le mariage tel que nous le connaissons depuis le xix° siècle suppose que les femmes et les hommes se choisissent. Toujours est-il que dans la plupart des sociétés, ce sont les hommes qui se répartissent les femmes. Dire qu’elles sont « objets » d’échanges, c’est dire que dans aucune société on ne garde pas pour soi les femmes de sa famille. On les donne et on reçoit celles des autres familles.


 

Du point de vue des modalités de l’échange, on peut distinguer :

1. L’échange marchand. Cet échange a deux formes. D’abord, le troc par lequel on donne une marchandise pour en recevoir une autre. Ensuite, le commerce qui suppose l’institution de la monnaie où la marchandise est donnée par le commerçant pour recevoir de l’argent, équivalent général de toutes les autres marchandises (cf. Marx, Le Capital, livre I, 1867), argent qu’il donnera contre d’autres marchandises. Les marchandises peuvent être des biens, mais également des mots ou des femmes. Le poète se fait payer. La femme s’achète contre une dot (dans le cas de la prostitution, l’échange est clair). On donne pour recevoir.

2. L’échange social. Cet échange peut aussi porter sur des biens, des mots ou des femmes (c’est la prohibition de l’inceste) mais il n’a pas pour principe la marchandise, mais la sociabilité elle-même ou encore l’alliance avec l’autre. Le don appelle un contre-don. Par exemple, il est obligatoire à Noël de se faire mutuellement des cadeaux pour renforcer les liens des membres de la famille. De même, se dire bonjour, c’est ne rien échanger comme information. L’échange social est obligatoire du point de vue de la société. On donne et on reçoit pour créer ou renforcer le lien social.

3. L’échange moral. Il concerne le don désintéressé et il est vrai qu’il semble paradoxal de parler d’échange dans ce cas. Toutefois, lorsqu’il y a un don, même si le donateur ne doit pas s’attendre à recevoir quelque chose en retour de la part du donataire pour faire le don, il ne peut pas ne pas s’attendre à recevoir de la reconnaissance ou de la gratitude. C’est une exigence morale et non une exigence sociale. On donne et on reçoit pour l’humanité.

Problème.

Rien n’interdit de penser que quel que soit l’objet ou quelle que soit la modalité, l’échange vise la seule utilité de l’individu qui échange.

Et pourtant, comment accepter que l’aide à un ami ou un mariage soit mis sur le même plan que l’achat d’un plat de lentilles ?

Dès lors, tous les échanges ne se ramènent-ils pas ou ne doivent-ils pas se ramener à l’échange marchand ou bien tout ramener à la marchandise ne revient-il pas à nier une dimension essentielle de la culture humaine ?

 

DNBAC
Les Echanges

Les thèmes philosophique, la politique, les échanges

Définition : Un échange est un don qui implique une contre partie lorsque le terme est employé au pluriel, il renvoie plus généralement aux relations commerciales au sein d’une communauté ou entre différentes cultures. Toutefois, le terme peut désigner des liens qui ne sont pas économique.

I. L’échange et la question de l’équivalence des biens :

Pour qu’un échange soit possible, il faut qu’il y ait une équivalence dans les biens que l’on échange. Dans le cas de deux objets semblables, l’échange est facile. Lorsque les deux produits sont différents (ex : service prodigué par le médecin). Il devient nécessaire de passer par une mesure commune : la monnaie (cf. analyse d’Aristote dans Ethique a Nicomaque). L’analyse d’Aristote permet d’assimiler l’achat à un échange. D’emblée Aristote nous met en garde : la monnaie qui au départ n’est qu’un intermédiaire, ce pourquoi l’échange est possible, ne doit pas devenir une fin en soie. Derrière cette analyse s’esquisse une critique de la recherche du profit, le fait de faire de la spéculation.

II. Les origines de l’échange :

L’homme ne peut pas vivre en Autarcie c'est-à-dire qu’il ne peut pas se suffire à lui-même. Platon dans la république mettait déjà en évidence que toutes communautés humaines étaient nécessairement fondé sur la répartition des tâches et la division du travail. Cette nécessité d’échanger est également à mettre en rapport avec la formule d’Aristote : « L’homme est un animal ». Selon lui, en effet, il faut être soit un dieu soit une bête pour pouvoir vivre seul. L’échange selon Nietzsche ne serait pas autre chose qu’une alternative à notre impossibilité d’obtenir ce que l’on veut par la violence. En effet, il ne faut pas perdre de vue qu’il n’y a pas énormément de façon de s’approprier un objet (vol, achat, échange).

III. Quelques réflexions sur les liens entre le don et l’échange.

Par définition ces deux notions s’opposent. Le don n’implique aucune contre partie qui n’est pas le cas de l’échange. Toutefois cette distinction mérite d’être nuancée.

1. La pratique du potlatch :

La pratique du potlatch que l’on retrouve chez certaines tribus Nord-est Américaine. Cela montre que le don peut être motivé par le désir d’affirmer sa supériorité, sa puissance. Le don qui devrait être un acte généreux est ici motivé par une attention que l’on pourrait condamner d’un point de vue moral. On peut se demander s’il n’existe pas encore des formes de potlatch. Lorsqu’une entreprise aide financièrement une démarche culturelle est une manière de montrer qu’elle est présente.

2. Le don : un échange déguisé ?

On peut également se demander si le don n’est pas un échange déguisé. Je donne et donc, j’attends une contrepartie, je donne pour rehausser ma propre image : le don est intéressé, le 3ème cas de figure est le suivant : Je donne pour avoir bonne conscience. Ces 3 cas de figure montrent que le don peut toujours être suspecté d’être motivé par un calcul. Ce serait en l’occurrence, le point de vue que développe au 18 ème siècle, La Rochefoucauld dans Les Maximes : « Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés ». Exemple de la Rochefoucauld : Il définit comme un art d’être complimenté 2 fois (=modestie).

3. La dépense ostentatoire :

Être dans l’ostentation, c’est être en représentation. Norbert Elias dans la société de cours analyse les mœurs et les comportements des aristocrates sous l’ancien régime. Il montre que la dépense ostentatoire était un moyen pour préserver leur rang social : « L’homme qui n’a pas les moyens de vivre selon son rang social perd sa considération ». Cette logique de consommation dans les sociétés modernes ne les dépense pas seulement pour obtenir quelque chose mais avoir une image.

Travail complémentaire : ECHANGES :


Les thèmes philosophiques, la politique, les échanges

Jules Vuillemin : « Si l’histoire a un sens c’est à la condition d’emprunter son principe même, l’activité par laquelle l’homme crée le destin collectif de son espèce. Je travaille donc je suis ».

L’être et le travail, 1949.

C’est dans le travail et par le travail que l’homme mesure ses possibilités et ses limites, qu’il s’affirme en triomphant du réel en le modelant, le rectifiant. Il se crée lui-même en réalisant quelque chose qui n’existait pas avant lui et qui n’existerait pas sans lui.


I. Le travail du point de vue de l’économie politique :

L’économie politique est la science qui étudie les besoins économiques et la façon dont sont produits les objets correspondant à ces besoins.
Le travail est un objet d’étude pour l’économiste au double point de vue des besoins économiques qu’il satisfait par ses produits et des moyens de cette production.

1. Besoins et valeurs :

Les besoins humains correspondent à des besoins économiques. Le besoin de manger fait rechercher les produits comestibles et du fait qu’ils sont recherchés, ces produits représentent une valeur proportionnelle à l’intensité du besoin, à la masse de gens qui les recherchent.
C’est la loi du marché c’est-à-dire, la valeur marchande des objets de consommation. Le travail est ce qui crée ou procure les objets destinés à satisfaire ces besoins.

2. Travail et production :

L’économie politique étudie aussi les modalités du travail, les moyens de production et la structure économique, c’est-à-dire, le rapport entre la production, le travail et la vie collective. L’économie politique concerne le travail = En étudiant les modes de production, les forces de production, les relations sociales liées au système de production.


 


 

 

philosophie culture échange

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