D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave,
elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
Lecture analytique : séquence poésie
Le corrigé fait trois pages word police 14, il comprend la lecture du poème, une introduction, une problématique, un développement en trois parties avec plusieurs paragraphes, des transitions, une conclusion et une ouverture.
Problématique :
En quoi l'écriture de la poésie est-elle au service de la souffrance du poète?
Extrait du commentaire :
Nous savons de le figure féminine qu’elle est attentive à la souffrance du « je », elle se dévoile comme présence affective et morale, « car elle me comprend ». Mais en même temps, elle s’apparente du fait de son regard à une statue « pareil au regard des statues ».