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Jean Paul Sartre, les mots, étude "Un jour j'avais sept ans..... émerveillements"

Dnbac commentaires

l'autobiographie au bac, les mots de Sartre

 

  • Séquence le biographique
    Les mots Jean Paul Sartre
    Commentaire du texte 
  • Sujet :
  • Vous ferez le commentaire de l’extrait suivant de Sartre. Vous pourrez par exemple étudier la théâtralisation, l’humour de l’auteur ainsi que la révélation de l’imposture.
  • Texte
    Un jour, j’avais sept ans, mon grand-père n’y tint plus : il me prit par la main, annonçant qu’il m’emmenait en promenade. Mais, à peine avions-nous tourné le coin de la rue, il me poussa chez le coiffeur en me disant : »Nous allons faire une surprise à ta mère ». J’adorais les surprises. Il y en avait tout le temps chez nous. Cachotteries amusées ou vertueuses, cadeaux inattendus, révélations théâtrales suivies d’embrassements : c’était le ton de notre vie. Quand on m’avait ôté l’appendice, ma mère n’en avait pas soufflé mot à Karl pour lui éviter des angoisses qu’il n’eut, de toute manière, pas ressenties. Mon oncle Auguste avait donné l’argent ; revenus clandestinement d’Arcachon, nous nous étions cachés dans une clinique de Courbevoie. Le surlendemain de l’opération, Auguste était venu voir mon grand-père ; « Je vais, lui avait-il dit, t’annoncer une bonne nouvelle ». Karl fut trompé par l’affable solennité de cette voix : « Tu te remaries ! – Non, répondit mon oncle en souriant, mais tout s’est très bien passé. – Quoi, tout ? », Etc., etc. Bref les coups de théâtre faisaient mon petit ordinaire et je regardai avec bienveillance mes boucles rouler le long de la serviette blanche qui me serrait le cou et tomber sur le plancher, inexplicablement ternies ; je revins glorieux et tondu.
    Il y eut des cris mais pas d’embrassements et ma mère s’enferma dans sa chambre pour pleurer : on avait troqué sa fillette contre un garçonnet. Il y avait pis : tant qu’elles voltigeaient autour de mes oreilles, mes belles anglaises lui avaient permis de refuser l’évidence de ma laideur. Déjà, pourtant, mon œil droit entrait dans le crépuscule. Il fallut qu’elle s’avouât la vérité. Mon grand-père semblait lui-même tout interdit : on lui avait confié sa petite merveille, il avait rendu un crapaud ; c’était saper à la base ses futurs émerveillements.
  • Plan possible pour un commentaire 
  • I – Un récit mis en scène 
  • Une théâtralisation de l'autobiographie 
  • Transition
  • II - Une imposture révélée
  • De l'humour à la dénonciation 
  •     Conclusion avec ouverture

 

 

 

 

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